Prag'ma. Choses de Prague

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De retour

Vystup - Prague, juin 2009

Ah ! Les voyages.
Comme vous fûtes sages
De nous donner ces images
Car les voyages,
C’est la vie que l’on fait,
Le destin qu’on refait.
Que c’est beau, les voyages
Et le monde nouveau
Qui s’ouvre à nos cerveaux,
Nous fait voir autrement
Et nous chante comment
La vie vaut bien le coup
Malgré tout !

(Barbara, Les Voyages)

Parler tchèque ou ne pas parler tchèque, telle est la question

Beaucoup d’eau a coulé sous le pont Charles depuis (et autant de touristes sur le dit pont) : il y a fort longtemps un lointain (11 800 km à vol d’oiseau) mais avisé commentateur, Martin, m’a interrogé :

En rapport aux langues et à l’aspect culturel d’un échange du type erasmus j’ai pas mal de questions à te poser. Disons que j’ai eu le temps de débattre sur le sujet. Mais pour simplifier, quel est ton point de vue sur le fait que les cours soient en Anglais pour les étrangers à Prague et que l’apprentissage du Tchèque ne soit pas obligatoire lors de l’échange ?

« Très bonne question » ai-je pensé, et j’ai eu cinq mois pour (ne pas) réfléchir à la réponse.

Prague - septembre 2008

A la fac, tous mes cours étaient donc en anglais et ils étaient fréquentés uniquement par des étudiants Eramus, à l’exception d’un cours où les étudiants tchèques étaient majoritaires (il n’y a avait que trois étudiants Erasmus, peut-être parce que le cours avait lieu le dimanche matin). Les étudiants tchèques que je connais, je les ai rencontrés hors de la fac, notamment par un système de tandem (un étudiant tchèque qui apprend le français rencontre un étudiant français apprenant le tchèque).

L’apprentissage du tchèque n’était pas absolument obligatoire, c’était même un luxe. Apparemment, la possibilité de l’apprendre était limitée aux étudiants en sciences humaines, dans les facultés de philo et lettres, sciences sociales et sciences humaines : et dans ces facultés, les cours étaient payants (de l’ordre de cent euros, je crois), sauf dans la mienne où les cours étaient gratuits. Dans le cas des facultés de sciences et surtout de médecine (où les étudiants travaillent énormément), soit aucun cours de tchèque n’était proposé, soit les conditions ne permettaient pas d’apprendre le tchèque, en raison du nombre ridicule d’heures ou du nombre trop important d’étudiants.

Alors, c’est bien ? mal ? Aucune idée. C’est mal de parler beaucoup anglais ? Je ne le pense pas. C’est peut-être plus regrettable de ne pas chercher à parler tchèque ou de ne rencontrer aucun tchèque. Si l’on pousse à l’extrême, le séjour Erasmus manque de « dimension culturelle » : je me bourre la gueule entre étrangers. Mais l’autre côté est tout autant caricatural, « je cherche à tout prix à rencontrer des autochtones, je veux à voir à quoi ils ressemblent. »

Toutefois, d’après ce que je vois dans d’autres pays où ils « parlent la langue » (en Allemagne par exemple), les étudiants Erasmus ont aussi tendance à rester entre eux : ce sont les premières personnes qu’ils rencontrent, par les cours de langue en été, les réunions de rentrée ou les résidences étudiantes. Leur emploi du temps favorise aussi cette endogamie : un étudiant « local » a un emploi du temps assez différent, il passe plus de temps à l’université et moins de temps dans des bars. Et à ça, l’obligation d’apprendre le tchèque ne changerait pas grand chose.

Snobisme erasmus

Non, l’étudiant erasmus n’est pas un simple touriste. Lui ne se promène pas en meute sur Staroměstská, en suivant le parapluie Mickey brandi par un guide. D’ailleurs, l’étudiant erasmus met rarement les pieds dans la vieille ville, tout au plus quand il fait visiter Prague à ses amis. Le Pont Charles ? « Bondé de touristes, infréquentable », répond-il d’un air dédaigneux, en consentant au mieux à le traverser de nuit.

Non, vraiment, l’étudiant erasmus préfère des endroits bien plus « authentiques », le quartier de Žižkov par exemple, pas encore souillé par les cohortes venues en vols low-cost. Là, il se plaît à fréquenter des cafés non répertoriés dans les guides touristiques. Dans ces bars et cafés, l’étudiant erasmus ne dépense pas plus de 25 couronnes pour une bière.

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Alors, les trains indiens sont-ils comme dans Darjeeling Limited ?

Un mois après mon retour, j’ai enfin pu regarder mes photos d’Inde (le couteau sous la gorge, un peu), c’est donc l’occasion pour un rapide compte-rendu, nécessairement partiel.

Hampi Bazar, Karnataka

A la question sur le Darjeeling Limited je serai incapable de répondre : je n’ai pas vu Darjeeling Limited. Mais je pense que les trains indiens sont un fantastique condensé de l’Inde : c’est le bordel, ça pue, c’est lent et pas confortable, mais on s’y amuse bien.

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Changement d'hémisphère

Chennai - 6 février 2009

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Co dělaš v Praze ?

Pour mon séjour à Prague, je touche une bourse (dont la première partie a enfin été versée) . A mes lecteurs contribuables il est nécessaire de rendre des comptes : que fais-je donc à Prague ?

Voici déjà une idée des cours que j’ai suivis :

  • Introduction to photojournalism : sans aucun doute le cours le plus excitant (dont je vous ai déjà touché quelques mots). Avec nos Prakticas, nous avons pris puis développé et commenté des photos en noir et blanc. Génial, mais demande beaucoup de patience.
  • Gender & the body : celui-ci reçoit la palme de l’absurdité. Le cours avait lieu une fois par mois, un dimanche matin. Nous avons du rendre un mémoire autobiographique que, en raison du nombre écrasant de filles, “ceux qui se considéraient comme des garçons” (dixit la prof) pouvaient rédiger en utilisant le féminin.
  • Central european culture: historical and cultural perspective : pas le cours le plus palpitant, mais m’a permis de découvrir les courants de pensée nés dans l’Empire austro-hongrois et l’excellent chocolat chaud du Café Louvre.
  • Un Guided reading à propos de la Présentation de Soi d’Erving Goffman (voilà qui devrait plaire à quelqu’un). J’avais juste le livre à lire et à rédiger une dizaine de pages, sans avoir de cours.
  • European policies and practices toward ethnic minorities : le plus en rapport avec les sciences politiques (et éventuellement ce que je veux faire plus tard). On était supposés travailler énormément (le cours m’a permis de valider un tiers de mon semestre), ce ne fut pas le cas (mais fut malgré tout très intéressant). Les minorités ethniques, en particulier les Roms, sont assez importantes en Europe centrale et souffrent de discrimination : jusqu’à peu, les enfants Roms étaient envoyés dans des écoles à part en République Tchèque. En novembre dernier, des groupes d’extrême-droite avaient débarqué à Litvínov dans l’intention de passer à tabac l’importante communauté Rom (et le traitement des minorités ethniques étaient un des arguments invoqués à propos de la menace totalitaire en République tchèque).
  • Introduction au Czech : le plus utile sur place. C’est un cours de tchèque dit “de survie”, c’est-à-dire qui devait nous permettre de nous en sortir dans les situations courantes, comme se présenter, demander son chemin, commander de la nourriture au restaurant, convenir d’un rendez-vous. Le cours était génial, la prof ultra-pédagogique et baigner dans un environnement tchèque aide. Un peu comme en sixième, nous devions sans cesse parler et faire des petits exercices… en se prêtant au jeu, c’était très efficace (d’autant plus qu’il y avait 5-6 élèves par cours). Nous avons même eu droit à des exercices « en condition » : nous devions demander dans la rue notre chemin pour se rendre à un endroit puis, sur place, demander une information précise (que la prof vérifiait). Aujourd’hui, je suis à peu près capable de m’en sortir dans une situation courante : lorsque Fanny et moi avions pris un mauvais train pour aller à Karljstein, j’avais réussi à parler uniquement en tchèque avec le contrôleur pour savoir comment retrouver notre route. Et j’arrive même à répondre aux petites vieilles qui me demandent de l’aide chez Albert.

Dans le train, entre České Budějovice et Český Krumlov

Plus généralement, les langues sont une importante source d’excitation à Prague. Déjà, mon anglais commence à devenir correct (du moins grammaticalement, ne parlons pas de l’accent). Surtout, le mélange des langues, anglais, allemand, français et tchèque, a quelque chose de fascinant : passer d’une langue à une autre dans une conversation, échanger quelques mots dans une autre langue, comparer les accents (j’ai à peine compris un tiers de ce que disait le prof de minorités ethniques, à cause de son accent canadien). Ces dernières semaines, j’ai passé beaucoup de temps avec des francophones pour qui le français n’était pas la langue maternelle : j’ai adoré faire attention à leurs anglicismes ou germanismes, c’est très amusant à constater.

Et sinon, je devrais d’ailleurs utiliser le passé pour parler de tous ces cours. Je viens d’envoyer les derniers devoirs que j’avais à rendre, il me reste tout juste des entretiens avec des profs, et me voici en vacances ! Seule contrepartie, avec la fin du semestre, les gens partent. Après Eileen et Pauline, Luka, Caline et Ala sont partis à leur tour et j’ai fini mes divers travaux dans un appartement vide. Mais la suite s’annonce prometteuse : nouvel appartement, convention de stage signée cet après-midi et débarquement des deux demain…

Tu parles, Charles !

Quel est le point commun entre l’université où j’étudie actuellement, le billet de 100 couronnes et un des plus célèbres ponts de Prague ?

Charles IV

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Bořivojova 767/72

Depuis maintenant quelques semaines (presque deux mois, en fait), j’habite dans un nouvel appartement, à Bořivojova 767/72. Le deuxième numéro, écrit en bleu, est celui de la rue ; le premier, écrit en rouge, est plus aléatoire et correspond apparemment à un cadastre ou apparenté.

Bořivojov 767/72 - Novembre 2008

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Veselé Vánoce !

Veselé Vánoce - Panneau sur Václavské náměstí - Décembre 2008

Et n’oubliez pas cette coutume tchèque : si vous jeûnez toute la journée, vous apercevrez dans le ciel un cochon d’or et celui-ci vous apportera la chance !

Rien à déclarer ?

Bagages - Prague - Décembre 2008

Dnes (Aujourd’hui en tchèque) est le premier quotidien tchèque. De droite, a précisé une amie tchèque, qui m’a expliqué que sa grand-mère refuse catégoriquement d’ouvrir Dnes. Certains emballent leur poisson dans le Figaro : moi, j’enveloppe mes bouteilles dans Dnes.

Et avec ces petits souvenirs, j’ai dépassé le poids autorisé des bagages.

Kdo je to ?

Devinette

Saurez-vous me dire qui est cet aimable personnage ?

Addendum : La solution a été donnée, avec la bonne orthographe (bien qu’il n’ait pas mis les accents). par Luco, qui gagne une bière pour l’occasion.

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Actualités

Quelques nouvelles de la République tchèque… Mercredi dernier, dans le Prague Post, Aviezer Tucker, auteur d’un livre sur la dissidence politique, déclarait que le spectre du totalitarisme faisait toujours planer son ombre sur la République Tchèque. Pour l’auteur, la transition démocratique initiée après la Révolution de Velours en 1989 n’est pas terminée et la révolution politique n’a pas été accompagnée d’une révolution culturelle et sociale : des vestiges du totalitarisme subsistent dans les habitudes politiques, dans le traitement des minorités ethniques ou encore dans la vie intellectuelle.

Les journalistes tchèques sont eux aussi inquiets. Ils estiment qu’un amendement au code criminel menace la liberté de la presse, en empêchant la publication d’un tas d’informations sensibles.

La semaine dernière, Alexander Vondra, vice-premier ministre tchèque chargé des affaires européennes, a publié une tribune dans le Monde, Un peu de respect, M. le président, à propos des déclarations de Nicolas Sarkozy sur le projet de bouclier de missiles. La tribune m’a assez interpellé : le titre, déjà, est assez provocateur (reste à savoir s’il est dû au Monde ou à Alexandre Vondra lui-même), le contenu, bien que policé, est assez fort et surtout, un membre du gouvernement de la république tchèque interpelle et critique le président français dans un journal français, en rendant public le différent, sans passer par la voie diplomatique. Quelques extraits :

En avril, lors du sommet de Bucarest, les membres de l’OTAN se sont prononcés en faveur du pilier européen de la défense antimissile. C’est pourquoi j’ai été étonné d’apprendre que le président français, en son rôle de président du Conseil de l’Union européenne, a abordé ce thème avec Dmitri Medvedev, le président russe. Vu de Prague, cela a rappelé des périodes où des décisions nous concernant se prenaient à huis clos et en notre absence.

Rappelons que le sujet n’était pas à l’ordre du jour du sommet UE-Russie de Nice. Il n’y avait pas d’accord des Vingt-Sept au nom desquels la présidence pouvait prendre la parole sur ce dossier. Il ne s’agissait pas, de surcroît, d’un cadre propice pour aborder des sujets relevant de la responsabilité non seulement de l’UE, mais aussi de l’OTAN et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Enfin, puisque notre objectif est aussi de construire des relations avec la Russie sur des bases de partenariat et de coopération, je suis convaincu que les représentants de la France sauront non seulement nous comprendre, mais aussi nous accompagner.

De la quiche bohémienne

Vous venez d’emménager dans un nouvel appartement, vous avez un four tout neuf : quoi de plus naturel que de vouloir faire une quiche ?

A 5 heures, en sortant de cours, vous bravez donc la nuit pour aller au Tesco de Národní třída, en pensant qu’il y aura plus de choix que chez Albert et que ce sera un peu moins cher (mais vous avez oublié que ce Tesco était si peu pratique avec ses minuscules rayons).

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Traumatisme policier

J’avoue : dans un élan de naiveté européenne, j’avais totalement cru en la libre circulation des biens et des personnes. Je n’avais rien eu à faire avant de partir, contrairement à ceux qui partaient dans les contrées lointaines : pas d’attente dans les ambassades, pas de démarche et de stress pour obtenir un visa, pas besoin de remplir une foule de formulaire en jurant n’avoir aucune relation avec la Lybie et Cuba, ne pas vouloir faire la révolution, ne pas trafiquer de drogue ou encore ne pas être un violeur de poules et un voleur d’enfants. Même chose en arrivant à l’aéroport de Prague, aucun papier à présenter, aucun contrôle à subir.

Autant dire que je fus très surpris d’apprendre que je devais m’enregistrer auprès de la police de l’immigration. Le §93 de la loi 326/1999 (et ce n’est pas une particularité tchèque) dispose que tous les étrangers résidant plus de trois mois doivent être enregistrés. Vous le saviez, vous, que ça se passait comme ça dans l’Union Européenne ?

Après avoir beaucoup traîné (et avoir été dans l’illégalité en ayant dépassé le délai d’un mois), je me suis enfin décidé ce matin à prendre la direction de la police de l’immigration. Même si ça ne me plaît pas, je n’ai pas trop à me plaindre : en tant que citoyen de l’Union Européenne, j’ai attendu seulement dix minutes après avoir pris mon ticket. Luka, mon coloc géorgien, m’a dit y avoir passé une douzaine d’heures, de 5 heures du matin à 19 heures. Un prof nous avait expliqué la même chose au début du semestre, en nous montrant une vidéo de l’ouverture des portes, ou celle-là, je ne suis plus sûr (ne vous indignez pas trop vite, notre République agit pareillement).

Mais là, malgré tout, je suis tombé des nues. La fonctionnaire, qui a cherché mon nom sur son ordinateur, me dit que je suis déjà enregistré. J’en suis resté totalement désemparé : je ne suis jamais allé voir la police, ils ont déjà une fiche à mon nom, avec l’adresse de la résidence étudiante où j’étais jusqu’à la semaine dernière.

Je ne comprends toujours pas comment c’est possible (et ça m’inquiète un peu).

Bribes communistes

« Les Champs Elysées de Prague », c’est ainsi que mon routard décrit Václavské náměstí (place Venceslas), entre les stations de métro Můstek et Muzeum. La place est en effet bordée par de nombreuses grandes enseignes, aussi bien McDonald’s et H&M que Mark & Spencer ou Kenvelo, une importante chaine tchèque de vêtements.

Václavské náměstí

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Déception du jour

J’étais tout content cet après-midi en arrivant à mon cours de photojournalisme, le plus excitant de mes cours à Prague. J’avais avec moi mon Praktica, réflex argentique acheté à Prague et, comme le prof nous l’avait demandé, j’avais pris une trentaine de photos depuis le dernier cours, en particulier à Berlin où je n’avais emporté que mon argentique.

Fidèle à son habitude, le cours est passionnant. Le prof nous apprend à sortir le film (dans le noir évidemment), à le mettre dans une cuve, à utiliser fixateur et révélateur. Après le temps réglementaire, nous pouvons enfin récupérer nos films plongés dans l’eau. Et là, stupeur : le film est entièrement nu, à l’exception d’une petite section au début où toutes les photos sont superposées. La raison ? Une mauvaise installation de la pellicule.

De quoi se jeter dans la Vltava !

Images électorales

Le week-end dernier avait lieu le premier tour des élections sénatoriales et régionales. Je ne me risquerai pas à commenter les résultats : tout au plus je peux indiquer que le ČSSD, parti social-démocrate et principale force d’opposition, est sorti vainqueur (avec 35,9% des voix contre 23,6% à l’ODS, parti libéral de droite dont est issu l’actuel premier ministre) et que les résultats pourraient peser sur la présidence, à partir de janvier, du Conseil Européen par la République Tchèque.

Des élections, en plus de la distribution de rose à la sortie du métro par le CSSD ou du grand concert organisé par l’ODS sur la place Staroměstská, j’ai surtout retenu les affiches, omniprésentes dans la ville.

Vous savez déjà que de la publicité recouvre des bancs : ils n’échappent pas à la campagne électorale.

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Juste au-dessus, un candidat du ČSSD. En dessous, un de l’ODS.

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Beaucoup d’affiches pour Martin Jan Stransky, candidat « indépendant ». Derrière sa photo décontractée sont inscrits les noms de ses soutiens… dont celui de Václav Havel.

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Sur ce mur d’affiches à Kutna Hora, plusieurs affiches électorales. Une pour Národní Strana (Národní signifie national), parti politique d’extrême-droite, reconnaissable aux moutons blancs et noirs et aux slogans « Stop Kriminalitě, Stop Imigraci » (la bêtise est universelle). Une autre orange pour le parti social-démocrate, ČSSD. Et une dernière pour le parti vert, Strana zelených.

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Encore quelques unes, pour la route.

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Jsem v Praze

Et oui, je suis à Prague, depuis maintenant une semaine. Me voici à peu près installé, avec un accès internet plus ou moins praticable. Arrivé samedi dernier, j’ai profité de mon premier week-end pour découvrir le centre de Prague, sous le soleil et les touristes.

Staroměstská

Ce fut d’ailleurs un plaisir de s’y perdre. Toutes les deux minutes, une nouvelle façade essayait de prouver qu’elle était plus colorée et originale que la précédente.

Mělnická

Ces premiers jours furent remplis de surprises : il y a de la publicité sur les bancs, des trams rouges traversent la ville et un prof nous a emmené, au bout d’une heure de cours, au café Louvre où Kafka avait l’habitude de rencontrer ses amis philosophes et physiciens (et où j’ai bu un vrai chocolat chaud comme je n’en avais jamais bu).

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Mais la semaine écoulée fut pour l’essentiel consacrée à des tâches administratives, comme s’installer dans la résidence étudiante, faire la queue trois jours de suite pour enfin récupérer une carte d’étudiant ou acheter ustensiles et ingrédients pour vraiment manger, c’est-à-dire ne pas se contenter d’un hot-dog à 15 couronnes.

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Le soleil s’est plus ou moins éclipsé, mais la ville n’a rien perdu de son charme. Ni le jardin de son éclat : les couleurs de l’automne sont magnifiques, comme ici à Kutna Hora, à une soixantaine de kilomètres de Prague.

Kutná Hora